Le château ancestral de la dynastie des Hohenstaufen

Ruines du château de Hohenstaufen

Ruines du château de Hohenstaufen, Vue aérienne; l'image: Staatliche Schlösser und Gärten Baden-Württemberg, Achim Mende
Le château ancestral de la dynastie des Hohenstaufen

Ruines du château de Hohenstaufen

Berceau de la maison de Hohenstaufen et lieu de séjour de l’empereur Frédéric Barberousse, les ruines du château offrent une visite intéressante du fait de leur histoire, mais aussi du paysage de rêve qui les entoure.

Ruines du château de Hohenstaufen, Vue aérienne; l'image: Vermögen und Bau Baden-Württemberg

Les murs de fondation vus du ciel.

Entre Schwäbisch Gmünd et Göppingen, au cœur d’un paysage pittoresque, s’élève la butte de Hohenstaufen. Le nom du lieu fait référence à sa forme extérieure. En effet, les versants très abrupts de la colline rappellent une coupe à boire renversée, appelée « Stauf » au Moyen Âge. Comme le berceau ancestral de l’une des dynasties les plus célèbres d’Europe se trouvait sur cette butte, le terme a donné son nom aux « Staufer », la maison de Hohenstaufen en français.

Ruines du château de Hohenstaufen, Vue aérienne; l'image: Staatliche Schlösser und Gärten Baden-Württemberg, Rolf Schwarz

Du puissant château d’antan, seuls les murs de fondation sont encore visibles.

Siège du pouvoir

Le duc Friedrich Ier von Schwaben a été le bâtisseur de ce complexe qui jouit d’une situation stratégique exceptionnelle. Tandis que le duc séjournait à la cour impériale ou partait en croisade, le château était le centre du pouvoir et la demeure de sa femme, la fille de l’empereur, Agnes von Waiblingen. Pour ses successeurs,  il est resté le refuge fortifié de la famille royale et impériale. Outre son rôle de base militaire, l’enceinte du château comprenait également un manoir.

Même l’empereur Frédéric Barberousse, sous lequel la dynastie a régné sur une vaste partie de l’Europe centrale et méridionale, séjourna dans son château ancestral en l’an 1181. Après l’accession de Frédéric au rang d’empereur, la place forte a cependant perdu de son importance du fait du déplacement du pouvoir vers le Palatinat du Rhin et les grandes villes impériales. Le fils de Frédéric Barberousse, le roi Philipp von Schwaben, fut le dernier de la maison de Hohenstaufen à garder un lien avec le berceau ancestral. Après son assassinat, sa veuve, la fille de l’empereur byzantin Irene, dont Walter von der Vogelweide chantait qu’elle était une « rose sans épine », se retira dans le château.

Ruines du château de Hohenstaufen, Vue aérienne; l'image: Staatliche Schlösser und Gärten Baden-Württemberg, Dieter Dehnert

Un monument avec une vue magnifique : la stèle octogonale de 3,20 mètres en marbre des Pouilles souligne l’importance du lieu.

Destruction du château

Après la fin du règne des Hohenstaufen, le château fut remis au royaume du Wurtemberg. Conquêtes et ventes au gré des événements géopolitiques ont entraîné de nombreux changements de propriétaire. Pendant les guerres paysannes, le château a été pris en 1525 par des agriculteurs, pillé puis incendié. Même s’il n’en reste aujourd’hui que les murs de fondation, les ruines du château de Hohenstaufen font perdurer le mythe. La Stauferstele, une colonne octogonale en marbre des Pouilles, entretient la mémoire de la puissante dynastie. L’exposition « Die Staufer », au pied de la colline, retrace les tentatives de reconstruction et fournit des informations sur les origines et le berceau de cette dynastie royale et impériale. Parachevez l’expérience en visitant le château-fort de Wäscherschloss et l’abbaye de Lorch.